BYC Bernardo, DJ de tango

DJ de tan­go
VJ de tan­go
Pho­tographe de tan­go
Class­es de DJ et de musi­cal­ité pour DJ et danseurs
Anec­do­tas de tan­go Chaque jour une his­toire de tan­go
  • El criol­li­to ori­en­tal 1944-03-01 — Orques­ta Pedro Lau­renz con Alber­to Podestá
    El criol­li­to ori­en­tal 1944-03-01 — Orques­ta Pedro Lau­renz con Alber­to Podestá Alber­to Mas­tra L’exode rur­al vers les grandes villes est un phénomène qui a aus­si eu lieu en Argen­tine et en Uruguay. Notre milon­ga du jour est l’histoire d’un petit vendeur ambu­lant qui a quit­té sa cam­pagne uruguayenne pour ven­dre des col­ifichets aux belles femmes de Buenos Aires. Pedro Lau­renz et Alber­to Podestá nous évo­quent cette vie à tra­vers la milon­ga presque auto­bi­ographique écrite par Alber­to Mas­tra, qu’Anibal Troi­lo surnom­mait « Mas­tri­ta ».
  • A Manos Bru­jas, Trio Yum­ba
    Notre musique du jour est un peu par­ti­c­ulière. Elle a été com­posée en hom­mage à Rodol­fo Bia­gi. Elle s’appelle A Manos Bru­jas et est dédi­cacée à Rodol­fo Bia­gi, dont c’était le surnom. Nous allons donc nous intéress­er à ce surnom, à Bia­gi, au Trio Yum­ba et… au Fox-trot. Ce par­cours nous per­me­t­tra de met­tre à jour une arnaque. Com­mençons l’enquête…
  • Appren­dre à mieux con­naître la chacar­era
    Hier, un de mes sta­giaires DJ m’a demandé com­ment intro­duire une tan­da de chacar­era dans une milon­ga. Je l’ai ren­voyé vers mes arti­cles sur le sujet, mais j’ai eu envie de vous pro­pos­er quelques élé­ments sup­plé­men­taires pour que vous puissiez mieux con­naître cette mer­veilleuse danse et notam­ment com­pren­dre sa struc­ture musi­cale.
  • Casas vie­jas 1957-01-02 — Orques­ta Fran­cis­co Canaro con Juan Car­los Rolón
    Il est impos­si­ble de ne pas avoir le cœur rongé en croisant ces maisons anci­ennes affublées d’une pan­car­te annonçant leur destruc­tion prochaine. Buenos Aires sem­ble ne pas se souci­er du passé et, à défaut d’élever son âme, cherche à élever ses murs, même si c’est au prix de la perte de sa per­son­nal­ité. Comme Ivo Pelay, on ne peut que regret­ter la perte de ces mer­veilles à dimen­sion humaine qui s’effacent hum­ble­ment devant des tours pré­ten­tieuses et insen­si­bles.
  • Mer­ced­i­tas 1958-09-23 — Orques­ta Sím­bo­lo Osmar Mader­na dir. Aquiles Rog­gero con Adol­fo Rivas y Car­los Raúl Aldao
    Il est dif­fi­cile de ne pas être boulever­sé par Mer­ced­i­tas, cette chan­son sub­lime que l’on ren­con­tre par­fois au détour d’une tan­da. Mais vous ne savez peut-être pas que ce titre n’a pas été conçu comme un tan­go et que l’histoire qu’elle con­te est une de plus belles his­toires d’amour du vingtième siè­cle. Je vous invite à décou­vrir une trentaine de ver­sions par­mi la cen­taine qui a été enreg­istrée.
  • Andá que te cure Lola 1947-12-01 — Orques­ta Osval­do Pugliese con Rober­to Chanel
    +1 Luis Rafael Caru­so Cette milon­ga appar­tient à la caté­gorie que j’appelle les milon­gas bavardes. En effet, le chanteur, ici l’excellent Rober­to Chanel, chante durant toute la durée de l’œuvre. Si cela per­met… Lire la suite : Andá que te cure Lola 1947-12-01 — Orques­ta Osval­do Pugliese con Rober­to Chanel
  • Papas calientes 1937-11-29 — Orques­ta Edgar­do Dona­to
    Papas calientes 1937-11-29 — Orques­ta Edgar­do Dona­to Eduar­do Aro­las Letra: Héc­tor Poli­to La patate chaude, c’est se ren­voy­er quelque chose de gênant. Cette com­po­si­tion d’Arolas a eu un cer­tain suc­cès et on en trou­ve une bonne ving­taine d’enregistrements. En revanche, les paroles d’Héctor Poli­to ne sem­blent pas avoir été enreg­istrées. Je vous les pro­pose tout de même et vous passe la patate chaude après avoir sor­ti les mar­rons du feu.
  • Pas­torci­ta de Aman­cay 1960-11-28 — Orques­ta Alfre­do De Ange­lis con Lalo Mar­tel
    À divers­es repris­es, j’ai présen­té des liens entre le folk­lore et le tan­go. Notre valse du jour est égale­ment à cheval sur ces deux domaines. Chi­to Galin­do avec sa belle his­toire d’amour tirée d’une légende andine a ému De Ange­lis et Lalo Mar­tel qui l’ont ajoutée à leur réper­toire. C’est notre ver­sion du jour.
  • Gar­u­fa 1953-11-04 — Orques­ta Dona­to Rac­ciat­ti con Nina Miran­da
    Vous avez sans doute déjà dan­sé avec bon­heur sur ce tan­go enjoué, char­mé par la voix de Nina Miran­da. Cette créa­tion uruguayenne est effec­tive­ment une réus­site. Le com­pos­i­teur, les deux auteurs, le chef d’orchestre et la chanteuse sont uruguayens, ce qui nous rap­pelle que le tan­go est né des deux rives du Rio de la Pla­ta. Je vous invite à décou­vrir plus d’une ving­taine d’interprétations de ce titre, de car­ac­tères et de qual­ités vari­ables. Allons décou­vrir la vie de cette fameuse grenouille.
  • Bal­dosa flo­ja 1967-10-31 — Orques­ta Florindo Sas­sone con Oscar Macri
    Les trot­toirs de Buenos Aires sont cou­verts de dalles (bal­dosas) qui ne sont pas tou­jours bien ajustées. Lorsqu’il pleut, le mal­heureux qui pose le pied sur l’une d’elles se retrou­vera trem­pé par un jet d’éclaboussures. Notre milon­ga du jour évoque ce phénomène qui n’empêche pas les milongueros de braver la pluie pour aller danser.
  • Les surnoms dans le tan­go
    Les Argentins raf­fo­lent des surnoms (apo­dos). On en trou­ve des dizaines dans les titres de tan­gos, el aristócra­ta, el cachafaz, el tar­ta, cabeza de indio, el rana, Shusheta, el porteñi­to, el tai­ta, el gav­ilán, pinela, el desco­lao, el entr­erri­ano… mais ici, je vous pro­pose de retrou­ver des surnoms de musi­ciens et chanteurs de tan­go.
  • Pequeña 1949-10-14 — Alfre­do De Ange­lis con Car­los Dante
    +1 Osmar Héc­tor Mader­na Letra: Home­ro Aldo Expósi­to (Mimo) Vous avez sans doute dan­sé à de nom­breuses repris­es sur la valse Pequeña, inter­prétée par Alfre­do De Ange­lis et Car­los Dante. Mais vous ne savez… Lire la suite : Pequeña 1949-10-14 — Alfre­do De Ange­lis con Car­los Dante
  • Canaro était-il un pla­giaire ?
    Canaro était-il un pla­giaire ? Bien sûr, il n’est pas ques­tion de met­tre au pilori ce cher Canaro, même si celui-ci avait, sans doute, de petits tra­vers, comme cha­cun d’entre nous. Par­mi les petits points à sig­naler, j’ai choisi de vous par­ler aujourd’hui d’une « affaire » l’opposant à un com­pos­i­teur de la généra­tion précé­dente. Une affaire de pla­giat, mais qui n’est sans doute pas si rare en musique, comme nous allons le voir…
  • Des­sine-moi… ¡Dibú­jame… un tan­go!
    Quand on s’appelle DJ Bernar­do, on est for­cé­ment ami d’un col­lègue qui s’appelle DJ Don Diego. Cet ami, Emmanuel Vega, vient de me dédi­cac­er son livre, Des­sine-moi… ¡Dibú­jame… un tan­go! Vous qui êtes lecteurs de mes anec­dotes, pour­riez bien appréci­er son œuvre, qui, tout comme je le fais, traite de points de tan­go. Emmanuel est l’auteur des textes et des illus­tra­tions, un tra­vail qui pour­rait vous laiss­er, comme, moi, muet d’admiration.
  • Moste­rio 1939-09-11 – Orques­ta Fran­cis­co Canaro Can­ta Ernesto Fama
    Cer­tains trou­vent, croient, veu­lent, imag­i­nent que le tan­go est sérieux. Heureuse­ment, ce n’est pas ou, pour le moins, pas tou­jours le cas. Je pense que ce tan­go humoris­tique va vous le prou­ver. Je laisse la place à Fran­cis­co Canaro et Ernesto Famá, mais aus­si à deux autres paires de joyeux drilles, Fran­cis­co Lomu­to avec Fer­nan­do Díaz et Enrique Rodríguez avec Rober­to Flo­res.
  • El amor hace frun­cir 1930-09-10 — Orques­ta Edgar­do Dona­to
    « El amor hace frun­cir », l’amour fait fron­cer les sour­cils, quel pro­gramme ! En général, le fron­ce­ment des sour­cils mar­que la colère, la frus­tra­tion et à min­i­ma une gêne ou une émo­tion désagréable. Il est donc fort prob­a­ble que notre auteur, J. C. Cupeiro, ait écrit sous le coup d’une expéri­ence désagréable. Quoi qu’il en soit Dona­to a décidé d’enregistrer ce titre et cela nous donne l’occasion de l’écouter, sans fron­cer les sour­cils.
  • La can­ción de los pescadores de per­las 1968-08-30 y 1971 — Orques­ta Florindo Sas­sone
    Beau­coup de tan­gos sont inspirés de musiques européennes. Les valses, notam­ment, mais pas seule­ment. Ces titres sont adap­tés et devi­en­nent de « vrais tan­gos », mais ce n’est pas tou­jours le cas. En France, cer­tains danseurs de tan­go appré­cient des titres un peu étranges, des titres qui n’ont jamais été écrits pour cette danse. On appelle générale­ment cela le « tan­go alter­natif ». Un des titres les plus con­nus dans le genre est la reprise d’un opéra du XIXe siè­cle effec­tuée par Florindo Sas­sone. Le fait qu’un chef d’orchestre de tan­go reprenne un titre n’en fait pas un tan­go de danse. Cela reste donc de l’alternatif. Je vous laisse en juger avec los pescadores de per­las, les pêcheurs de per­les, de Bizet et Sas­sone…
  • Silen­cio 1932-08-29 — Orques­ta Fran­cis­co Canaro
    J’ai déjà évo­qué un tan­go nom­mé “Silen­cio”, notam­ment par Fran­cis­co Canaro et Car­los Gardel. Notre tan­go du jour, égale­ment inter­prété par Fran­cis­co Canaro, a été écrit par son frère Hum­ber­to. Comme il s’agit d’un tan­go instru­men­tal, il est dif­fi­cile de dire s’il fait référence, comme celui de Gardel, à la guerre de 1914–1918. Je pense que oui et c’est peut-être plus cette ver­sion qui est inspirée de l’histoire de Paul Doumer que celle de Gardel.
  • Flor de tan­go 1945-08-28 — Orques­ta Osval­do Pugliese
    Ce tan­go enreg­istré par Pugliese est une com­po­si­tion de Julio Car­ras­co, un vio­loniste qui fut fidèle pen­dant près de 30 ans à l’orchestre. Comme beau­coup des mem­bres de l’orchestre Pugliese, il était aus­si arrangeur et com­pos­i­teur et sans doute ama­teur de fleurs, puisque deux de ses titres les plus célèbres sont De flo­reo et Flor de tan­go.
  • Bailarín de con­traseña 1945-08-27 — Orques­ta Ángel D’Agostino con Ángel Var­gas
    On se plaint par­fois du prix des milon­gas et ce n’est pas nou­veau. Quand le démon du tan­go nous grig­note, il nous faut trou­ver des astuces pour pou­voir aller danser. C’est ce que nous con­te ce tan­go com­posé par Vic­tor Felice avec des paroles de Car­los Lucero. Nous ver­rons que cette thé­ma­tique n’est pas liée à la seule ville de Buenos Aires… Les paroles nous mon­trent aus­si le soin minu­tieux que met­taient les hommes de l’époque pour soign­er leur tenue avant d’aller à la milon­ga.
  • Tigre viejo 1934-08-16 — Orques­ta Osval­do Frese­do
    Avec ses grandes cas­cades musi­cales qui se ter­mi­nent dans des écrase­ments impres­sion­nants, Tigre viejo (le vieux tigre) attire l’attention. C’est devenu un incon­tourn­able des milon­gas tant à Buenos Aires qu’en Europe dans la ver­sion d’Osvaldo Frese­do enreg­istrée en 1934.
  • Gól­go­ta, 1938-08-15 — Orques­ta Rodol­fo Bia­gi con Teó­fi­lo Ibáñez
    Rodol­fo Bia­gi, qui venait de se faire vir­er par D’Arienzo, car il com­mençait à lui pren­dre la vedette, enreg­istre le 15 août 1938, deux tan­gos excep­tion­nels. El incen­dio (l’incendie) et Gól­go­ta. Le pre­mier est instru­men­tal et met, comme il l’annonce, le feu. Gól­go­ta monte la ten­sion d’un cran. Il est comme une déc­la­ra­tion de guerre, une annonce fra­cas­sante dis­ant que, désor­mais, il fau­dra compter avec Bia­gi dans l’Univers du tan­go. L’ancien tan­go a été cru­ci­fié et, la force brute de cette inter­pré­ta­tion servie mer­veilleuse­ment par le pre­mier chanteur de Bia­gi, Teó­fi­lo Ibáñez, explose à nos oreilles.
  • Adiós pueblo 1941-08-14 — Orques­ta Ricar­do Tan­turi
    Pour un 14 août, jour anniver­saire, j’aurais pu choisir deux ver­sions de ce titre qui ont toutes les deux été enreg­istrées un 14 août. Celle de Julio de Caro et celle de Ricar­do Tan­turi. Si j’ai mis en avant celle de Tan­turi, qui se prête plus à la danse, je vous présen­terai égale­ment celle de Ricar­do de Caro et une ver­sion chan­tée qui vous per­me­t­tra de com­pren­dre pourquoi ces retrou­vailles sont un adieu.
  • Infor­ma­tions sur la musique numérique
    Comme annon­cé dans l’article sur la musique trichée, voici quelques élé­ments d’explication pour aider ceux qui ne sont pas au fait de la musique sous forme numérique. Nous abor­derons la chaîne musi­cale analogique et com­ment on la con­ver­tit en musique numérique. Des élé­ments sur les for­mats de com­pres­sion et les capac­ités réelles des for­mats numériques seront égale­ment don­nés. C’est un peu tech­nique, mais il y a quelques idées reçues qu’il me sem­blait utile de revoir.
  • Détecter la musique trichée
    Nous avons déjà par­lé des tech­niques d’enregistrement depuis les orig­ines, mais aujourd’hui, je souhaite répon­dre à un ami DJ, Fred, qui m’a demandé com­ment recon­naître de la musique trichée. C’est-à-dire de la musique qui est ven­due comme étant de haute qual­ité, mais qui est de la musique ordi­naire dont on a changé l’étiquette.
  • Patotero sen­ti­men­tal 1941-06-06 — Orques­ta Car­los Di Sar­li con Rober­to Rufi­no
    Qui n’a pas été ému par la voix de Rober­to Rufi­no chan­tant Patotero sen­ti­men­tal ? Mais savez-vous que cet enreg­istrement suit de presque 20 ans un suc­cès phénomé­nal qui oblig­eait Igna­cio Corsi­ni à rechanter cet air sou­vent plus de cinq fois à la suite. Je vous invite à vous à plonger dans l’histoire de ce patotero, émou­vant par ses regrets et par là-même décou­vrir un peu plus cet univers des cabarets, repaire des patoteros.
  • Escalas en azul 1950-05-17 — Orques­ta Osmar Mader­na
    Vous n’avez sans doute jamais dan­sé sur des musiques de Mader­na et c’est sans doute ras­sur­ant quant aux choix des DJ. Cepen­dant, la cul­ture tan­go va au-delà de la danse et il me sem­ble intéres­sant de s’intéresser à cet OVNI du tan­go qu’est Osmar Mader­na. Je vous invite à gravir les degrés d’une gamme bleue pour décou­vrir ce com­pos­i­teur et chef d’orchestre à part.
  • Sueño de muñe­ca 1935-05-03 — Orques­ta Juan Canaro con Ale­jan­dro Fer­nán­dez (Rafael Vicente Cis­ca)
    Ce titre sym­pa­thique, con­nu par les frères Canaro, a quelques par­tic­u­lar­ités qui peu­vent faire hésiter un DJ de le pass­er en milon­ga. Voyons si ces scrupules sont jus­ti­fiés. Nous allons traiter en par­al­lèle les deux enreg­istrements, celui de Juan et celui de Fran­cis­co, tous les deux de 1935.
  • Ils ont détru­it la mai­son de Pichu­co !
    Ils ont détru­it la mai­son de Pichu­co ! Même si Pichu­co con­sid­érait que sa véri­ta­ble mai­son était celle de la rue Sol­er au 3280, c’est bien au 2937 de la rue José Anto­nio Cabr­era qu’il est né, le 11 juil­let 1914. La mère d’Aníbal n’est retournée rue Sol­er qu’à la mort du père de Troi­lo, en 1922. Cette mai­son a con­nu divers usages au cours du temps, comme en témoignent quelques pho­tos his­toriques. Si j’ai décidé d’en par­ler aujourd’hui, c’est qu’elle vient d’être détru­ite pour un pro­jet immo­bili­er.
  • El pal­adín 1945-03-20 — Orques­ta Osval­do Pugliese
    ous con­nais­sez ce titre, bien qu’il ait été peu enreg­istré. Mais peut-être vous êtes-vous demandé qui était ce pal­adin, car ce terme désig­nait les Pairs de l’empereur Charle­magne, un mil­lé­naire plus tôt. El pal­adín est un tan­go d’Agustín Bar­di et ne sem­ble pas avoir de paroles. Il est donc assez dif­fi­cile de savoir qui était évo­qué dans ce titre. Voici trois hypothès­es.
  • Les femmes et le tan­go
    Le 8 mars est la journée inter­na­tionale (des droits) des femmes. Il me sem­ble d’actualité d’aborder la ques­tion des femmes dans le tan­go. Il faudrait plus qu’un arti­cle, qu’un livre et sans doute une véri­ta­ble ency­clopédie pour traiter ce sujet, aus­si, je vous pro­pose unique­ment quelques petites indi­ca­tions qui rap­pel­lent que le tan­go est aus­si une his­toire de femmes.
  • La vida es cor­ta 1941-02-19 — Orques­ta Ricar­do Tan­turi con Alber­to Castil­lo
    Fran­cis­co Gor­rindo a écrit les paroles de nom­breux tan­gos et pas des moin­dres, comme Ansiedad, La bru­ja, Mala suerte ou Pacien­cia. Notre tan­go du jour rap­pelle que la vie est courte et Tan­turi et Castil­lo nous invi­tent à suiv­re ce con­seil, d’une fort belle manière. Alors, les amis, carpe diem!
  • La cumpar­si­ta 1933-02-14 — Orques­ta Fran­cis­co Canaro
    J’ai présen­té, dans une autre anec­dote, la cumpar­si­ta de D’Arienzo de 1951. J’ai env­i­ron 800 enreg­istrements de la cumpar­si­ta et il n’est pas ques­tion de faire une anec­dote pour cha­cune d’elles. Je vous pro­pose aujourd’hui d’écouter l’ensemble des ver­sions de Canaro et en par­ti­c­uli­er celle qui fête ce jour son 92e anniver­saire.
  • El día que me quieras 1930-02-07 — Orques­ta Cayetano Puglisi con Rober­to Díaz
    J’espère que vous me par­don­nerez cette petite facétie. Vous con­nais­sez tous ce titre pour l’avoir enten­du par Gardel, que ce soit sur disque, ou dans le film du même nom. La ver­sion que je vous pro­pose est bien plus rare et antérieure de cinq ans à celle de Gardel. En fait, j’ai saisi l’occasion de l’anniversaire de l’enregistrement de ce titre, il y a exacte­ment 95 ans, pour évo­quer cet orchestre un peu moins con­nu. Mais ras­surez-vous, vous aurez droit au titre de Gardel et Le Pera, égale­ment, ain­si qu’à d’autres tan­gos du même titre…
  • De puro guapo 1940-01-25 — Orques­ta Pedro Lau­renz con Juan Car­los Casas
    Même si Pedro Lau­renz et Juan Car­los Casas ont enreg­istré dix tan­gos, la plu­part du temps, dans les milon­gas, seuls qua­tre de ces titres sont dif­fusés par les DJ. Ces titres le méri­tent, mais cela occulte les autres enreg­istrements qui peu­vent per­me­t­tre de faire des tan­das plus intéres­santes. En effet, les titres habituels sont telle­ment proches qu’on a l’impression de danser plusieurs fois le même titre.
  • No te cas­es 1937-01-23 — Orques­ta Edgar­do Dona­to con Hora­cio Lagos
    “No te cas­es” (ne te marie pas), c’est le con­seil don­né par ce tan­go com­posé par Dona­to avec des paroles de Car­los Pesce. Ceux qui nous con­nais­sent savent que nous n’allons pas suiv­re cette direc­tive. Cepen­dant, les com­plex­ités de l’administration argen­tine font que nous avons fail­li baiss­er les bras aujourd’hui même, juste avant de recevoir enfin l’information que notre mariage était con­fir­mé après deux mois de bagarre et deux reports de date.
  • La Shun­ca 1941-01-21 — Orques­ta Edgar­do Dona­to con Hora­cio Lagos, Lita Morales y Romeo Gavio
    +2 Loren­zo Barce­la­ta Letra: Ernesto Cortázar La Shun­ca est la cadette d’une famille. C’est égale­ment une parole affectueuse pour la fiancée. Cette valse enjouée, avec des paroles de Ernesto Cortázar, laisse plan­er un… Lire la suite : La Shun­ca 1941-01-21 — Orques­ta Edgar­do Dona­to con Hora­cio Lagos, Lita Morales y Romeo Gavio
  • Juan Porteño 1955-01-21 — Orques­ta Car­los Di Sar­li con Mario Pomar
    Les années 50 mar­quent tout à la fois une entrée dans une nou­velle ère, la télévi­sion, la bombe H, de nou­velles modes et de nou­veaux modes de vie. C’est aus­si le début de la fin pour le tan­go. Di Sar­li a com­posé Juan Porteño comme un sou­venir, un regret, d’un monde qui devient de plus en plus super­fi­ciel et moins humain. J’ai choisi de vous par­ler de ce tan­go, car les paroles évo­quent si fort ce que Héc­tor Mar­có a appelé « siè­cle de folie » et qu’il sem­ble dif­fi­cile de ne pas attribuer au siè­cle actuel le même qual­i­fi­catif. Le tan­go est une pen­sée heureuse qui se danse, ou pas…
  • Bar­rio de tan­go 1943-01-19 — Orques­ta Miguel Caló con Jorge Ortiz
    Impos­si­ble que vous ne con­naissiez pas Bar­rio de tan­go immor­tal­isé par Aníbal Troi­lo et Fran­cis­co Fiorenti­no. Cepen­dant, vous con­nais­sez peut-être moins cette très intéres­sante ver­sion par Miguel Caló et Jorge Ortiz. D’ailleurs, il y a quelques ponts curieux entre ces deux directeurs d’orchestre. Par­tons en com­pag­nie de Home­ro Manzi à la décou­verte du quarti­er Nue­va Pom­peya.
  • Corazón de artista 1943-01-18 — Orques­ta Ricar­do Maler­ba
    +2 Fran­cis­co Gul­lo (Pas­cual De Gul­lo) La superbe valse Corazón de artista, écrite par Pas­cual de Gul­lo va nous per­me­t­tre de décou­vrir un peu l’univers de Maler­ba, mais aus­si de faire un peu… Lire la suite : Corazón de artista 1943-01-18 — Orques­ta Ricar­do Maler­ba
  • Mala jun­ta 1947-01-16 — Orques­ta Pedro Lau­renz
    Je suis sûr que vous avez déjà été inter­pel­lés par ce titre qui com­mence par des rires, voire par des sif­fle­ments. La ver­sion du jour est réal­isée par un des deux auteurs, le ban­donéon­iste Pedro Lau­renz, qui à l’époque de la com­po­si­tion, était dans l’orchestre de l’autre com­pos­i­teur, Julio de Caro. Nous ver­rons que, dès 1927, cette œuvre est d’une extra­or­di­naire moder­nité. Mala jun­ta peut se traduire par mau­vaise ren­con­tre. Vous serez peut-être éton­né de voir qu’elle est la mau­vaise ren­con­tre évo­quée par Mag­a­l­di…
  • El choclo 1948-01-15 — Orques­ta Fran­cis­co Canaro con Alber­to Are­nas
    0 Ángel Vil­lol­do (Ángel Gre­go­rio Vil­lol­do Arroyo) / Casimiro Alcor­ta Letra: Ángel Vil­lol­do / Juan Car­los Maram­bio Catán / Enrique San­tos Dis­cépo­lo. Comme tous les tan­gos célèbres, El choclo a son lot de… Lire la suite : El choclo 1948-01-15 — Orques­ta Fran­cis­co Canaro con Alber­to Are­nas
  • El chi­no Pan­taleón 1942-01-13 — Orques­ta Fran­cis­co Canaro con Car­los Roldán
    Le prénom Pan­taleón est bien con­nu dans le domaine du tan­go à cause de Piaz­zol­la qui l’avait en sec­ond prénom. Chi­no ‚me fait penser au génial Chi­no Labor­de, que je vais d’ailleurs aller écouter avec la Mucha Tan­go jeu­di à Nue­vo Chique. En com­bi­nant les deux, on obtient notre titre du jour, écrit par Fran­cis­co Canaro. Cette « milon­ga » fait par­tie de ces titres à la lim­ite du lun­far­do qui jouent sur les mots, mélangeant tan­go et castagne.
  • Amor, amor vení 1941-01-09 — Orques­ta Fran­cis­co Canaro con Fran­cis­co Amor
    Cette jolie valse est une des pre­mières que je met­tais régulière­ment à mes débuts de DJ de tan­go. Je m’en sou­viens, car la cor­re­spon­dance des prénoms, du nom et du titre m’avait frap­pé. Deux Fran­cis­co, Amor et Canaro et L’Amor de Fran­cis­co Amor et le dou­ble amor du titre, répété 6 fois dans les paroles et auquel il faut rajouter un amo. L’autre point, plus objec­tif, qui fait que j’aimais bien ce titre, est qu’il est essen­tielle­ment en mode majeur, d’un rythme soutenu et qu’il évite la monot­o­nie en vari­ant les instru­ments et que Fran­cis­co Amor a une belle voix.
  • Sueño imag­i­na­do 1932-01-05 — Orques­ta Típi­ca Los Provin­cianos con Car­los Lafuente. Dir. Ciri­a­co Ortiz
    C’est sym­pa de faire des rêves, mais par­fois le retour à la réal­ité est ter­ri­ble. C’est ce qui arrive au héros de cette mag­nifique valse, sans doute un peu trop rare dans les milon­gas. Ciri­a­co Ortiz, à la tête de l’orchestre Los Provin­cianos, l’a enreg­istrée, il y a exacte­ment 93 ans…
  • Men­tías (vals) 1937-04-01 — Orques­ta Juan D’Arienzo
    J’ai reçu ce matin un mes­sage d’un organ­isa­teur de milon­ga me deman­dant quelle valse pro­pos­er pour un anniver­saire, avec la con­trainte que ce soit une valse du mois de jan­vi­er vu que l’anniversaire était aujourd’hui. J’ai pro­posé cette valse, Men­tías, pour deux raisons. La pre­mière est que c’est une valse qui cor­re­spond bien à l’occasion et la sec­onde est que sa date d’enregistrement coïn­cide avec la date de nais­sance de la danseuse à fêter. Je te dédi­cace donc, Mar­tine de Saint-Pierre (La Réu­nion), cette valse, en te souhai­tant un excel­lent anniver­saire.
  • Otra vez car­naval (Noche de car­naval) 1942-01-03 — Orques­ta Car­los Di Sar­li con Rober­to Rufi­no
    Le Car­naval était, chaque année, un moment clef pour les orchestres de tan­go. À cette occa­sion, des orchestres se regroupaient pour pro­pos­er des orchestres immenses et des mil­liers de danseurs tan­guaient sur les pistes plus ou moins impro­visées, dans les rues, les places ou les salles de con­cert, comme le Luna Park. Mais Car­naval, c’était bien plus que le seul tan­go. C’était un moment de libéra­tion dans une vie sou­vent dif­fi­cile et par­fois, l’occasion de ren­con­tres, comme celle que nous narre ce tan­go de Di Sar­li.
  • De mi arra­bal 1942-01-02 (Milon­ga) — Orques­ta Rober­to Fir­po
    Pour le tan­go du jour, je cher­chai un titre enreg­istré un 2 jan­vi­er. Il y a du choix, notam­ment chez Pugliese, qui a effec­tué en 1947 et 1958 des ses­sions d’enregistrement ce jour de l’année. Mais ces titres sont peu dansants et un peu trop intel­lectuels pour démar­rer l’année en douceur. J’aurais pu vous pro­pos­er le mag­nifique Criol­la Lin­da de Lomu­to ou des titres de Dona­to, qui enreg­is­tra égale­ment à deux repris­es un 2 jan­vi­er (1931 et 1953). Finale­ment, mon choix s’est porté sur une milon­ga dynamique par Fir­po. Voici donc De mi arra­bal pour bien com­mencer l’année, avec le sourire.
  • Año nue­vo 1956-01-31 (Mar­cha) — Alber­to Castil­lo y su Orques­ta Típi­ca dir. por Ángel Con­der­curi
    ¡Feliz año nue­vo! Il est minu­it à Buenos Aires, c’est l’année nou­velle qui com­mence. Les fusées de feu d’artifice péta­radent et illu­mi­nent le ciel de Buenos Aires. Ici, pas de majestueux feux d’artifices élaborés par des arti­ficiers pro­fes­sion­nelles. Ce sont les Argentins qui se char­gent du spec­ta­cle en fonc­tion de leurs moyens financiers et de leurs capac­ités. Notre musique du jour n’est pas un tan­go, mais est chan­tée par un de ses chanteurs, Alber­to Castil­lo qui en est égale­ment un des auteurs.
  • Adiós 1926-12-31 (vals) — Orques­ta Rober­to Fir­po
    Adiós 2024. Cette année se ter­mine aujourd’hui et 2025 pointe son nez. C’est sans doute l’occasion de se faire des promess­es de meilleure année. Pour pass­er le cap, rien de mieux qu’une valse instru­men­tale qui chas­se tous les soucis et fait fleurir le bon­heur sur les lèvres et dans le cœur des danseurs. Cette valse, enreg­istrée le 31 décem­bre 1926 par Rober­to Fir­po, est une des pre­mières enreg­istrées avec les capac­ités de l’enregistrement élec­trique (qui fête son siè­cle d’existence) et on sent qu’elle com­mence à se libér­er des con­traintes de l’enregistrement acous­tique. Que 2025 soit la nou­velle généra­tion qui sur­passe l’ancienne sur la route du bon­heur.