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Marejada 1941-07-16 — Orquesta Carlos Di Sarli

Roberto Firpo Letra : Daniel López Barreto y Vicente Planells Del Campo ?

J’espère que vous n’avez pas le mal de mer, car nous embar­quons avec un des rares tan­gos dédiés à la marine. C’est encore une com­po­si­tion de Rober­to Fir­po et l’histoire rap­pellera sans doute des sou­venirs à de nom­breux marins au long cours ou aux mil­i­taires engagés dans la marine.

Extrait musical

Mare­ja­da 1941-07-16 — Orques­ta Car­los Di Sar­li
Mare­ja­da Rober­to Fir­po Letra : Daniel López Bar­reto

La par­ti­tion est dédi­cacée au dis­tin­gui­do señor Con­ra­do Del Car­ril et non pas, comme c’est écrit partout à Boni­fa­cio del Car­ril, qui fut avo­cat, min­istre de l’Intérieur et diplo­mate, mais qui est né en 1911, année d’écriture de ce tan­go. Il fut aus­si le tra­duc­teur du Petit Prince (Prin­cip­i­to) de Antoine de Saint-Exupéry.
Le marin représen­té sur la cou­ver­ture de gauche est Con­ra­do del Car­ril, comme on peut le voir inscrit sur la bouée. En 1910, Con­ra­do del Car­ril a passé les exa­m­ens de sec­onde année d’aspirant de l’école navale mil­i­taire. Le décret qui le stip­ule est le n° 1397 du 8 avril 1910. Il avait donc à faire dans le domaine de la marine, con­traire­ment à Boni­fa­cio

Le décret du 8 avril 1810 men­tion­nant Con­ra­do del Car­ril surligné en jaune.

J’ai essayé de trou­ver le lien avec Fir­po, sans suc­cès. Il ne faut bien sûr pas chercher du côté d’Hugo del Car­ril qui est un pseu­do­nyme et qui est de toute façon né en 1912. Les paroles étant plus tar­dives et la dédi­cace étant sur la par­ti­tion orig­i­nale, ce n’est pas non plus du côté de Daniel López Bar­reto qu’il faut chercher.

Paroles

Il est par­fois indiqué l’intervention de Vicente Planells Del Cam­po, pour une pre­mière ver­sion des paroles, ou une par­tic­i­pa­tion à la com­po­si­tion, je n’en suis pas du tout sûr. Pour la com­po­si­tion, c’est prob­a­ble­ment non, trop tôt. Pour les paroles, il s’agit sans doute d’une erreur du cat­a­logue de Odeón, la par­ti­tion indi­quant bien Daniel López Bar­reto. Sauf à imag­in­er des paroles de Plan­nels Del Cam­po à la fin des années 20. Mais dans ce cas, on n’a pas de traces et comme de toute façon toutes les ver­sions sont instru­men­tales, sauf celle de 1929, avec les paroles de Daniel López Bar­reto, la ques­tion n’a pas trop d’intérêt… Voici donc les paroles de Daniel López Bar­reto, qui, on le con­stat­era, n’ont rien d’extraordinaire…

Cuan­do te dejé, tier­ra queri­da,
y te di aquel triste adiós,
la bar­ra del Flori­da
con pena sin­cera me des­pidió,
parece que veo los pañue­los
agi­tarse con dolor
y entre la gente esta­ba
muy triste y llora­ba
una mujer.

Yo sé que mi mira­da
llegó cual mare­ja­da
y su almi­ta ape­na­da
y su esper­an­za naufragó.
Me quiso con locu­ra,
con­mi­go fue muy dichosa,
fue bue­na y car­iñosa
y yo, insen­sato,
la dejé.

Cuan­do regresé a mi patria,
después de una larga ausen­cia,
la vi una vez;
¡qué triste fue
volver­la a ver así !
Arras­tró la mare­ja­da
a su bar­co de ilu­siones
y navego sin direc­ción
por cul­pa
de mi amor.

Rober­to Fir­po Letra: Daniel López Bar­reto.

Teó­fi­lo Ibáñez ne chante que ce qui est gras.

Traduction libre

Quand je t’ai quit­tée, Terre chérie, et que je t’ai fait ce triste adieu, la bande du Flori­da avec une tristesse sincère m’a dit au revoir, il sem­ble que je vois les mou­choirs s’agiter de douleur et par­mi les gens il y avait, très triste, une femme qui pleu­rait.
Je sais que mon regard s’est posé comme un raz-de-marée (la mare­ja­da est une houle mod­érée, mais je pense que l’image du raz-de-marée est plus par­lante pour évo­quer la tristesse de la femme délais­sée) et que sa petite âme affligée et son espoir ont fait naufrage.
Elle m’aimait à la folie, elle était très heureuse avec moi, elle était bonne et affectueuse et moi, insen­sé, je l’ai quit­tée.
Quand je suis ren­tré dans ma patrie, après une longue absence, je l’ai vue une fois ; comme c’était triste de la revoir ain­si !
La houle m’a traîné jusqu’à son bateau d’illusions et je nav­igue sans direc­tion par la faute de mon amour.

Autres versions

Mare­ja­da 1914 — Rober­to Fir­po (solo de piano).
Mare­ja­da 1917 – Orques­ta Rober­to Fir­po.
Mare­ja­da 1929-07-04 – Orques­ta Rober­to Fir­po con Teó­fi­lo Ibáñez.
Mare­ja­da 1932-03-10 – Orques­ta Rober­to Fir­po.
Mare­ja­da 1937-01-12 – Orques­ta Típi­ca Vic­tor, Dir. Fed­eri­co Scor­ti­cati.
Mare­ja­da 1941-07-16 — Orques­ta Car­los Di Sar­li. C’est notre tan­go du jour.
Mare­ja­da 1950-07-06 — Orques­ta Fran­cis­co Rotun­do.
Mare­ja­da 1953-01-15 – Orques­ta Florindo Sas­sone.
Mare­ja­da 1967 – Orques­ta Osval­do Pugliese.
Mare­ja­da 2012 — Típi­ca Fer­nán­dez Fier­ro.

Hon­nête­ment, j’ai classé cela dans la caté­gorie « bruit ».

La vague

Vous avez recon­nu le mod­èle de mon illus­tra­tion de cou­ver­ture, La Grande Vague de Kana­gawa, qui est prob­a­ble­ment la pre­mière de la série des 36 vues du Mont Fuji réal­isées vers 1830 par Hoku­sai. Il s’agit d’une gravure sur bois, chaque couleur est appliqué à par­tir d’une planche de bois gravée pour recevoir et imprimé cette couleur.
L’image de cette vague m’a sem­blé évi­dente pour évo­quer la houle qui fait som­br­er la mal­heureuse.

La Grande Vague de Kana­gawa — Hoku­sai — 1830

友達、また明日会いましょう。

Diez años 1934-02-21 (Tango) — Orquesta Francisco Canaro con Ernesto Famá

Cayetano Puglisi; Pascual De Gregorio Letra: Manuel Enrique Ferradás Campos

Le 21 févri­er 1934, il y a 90 ans, Fran­cis­co Canaro enreg­is­trait Diez años avec Ernesto Famá, seule­ment 4 jours après l’avoir enreg­istré avec Ada Fal­cón. Je sai­sis cette occa­sion pour par­ler des chanteurs d’estribillo et rap­pel­er la dif­férence entre le tan­go chan­son et le tan­go chan­té.

Les deux enregistrements de Diez años par Canaro

Tout d’abord, nous n’avons aujourd’hui la trace sonore que des ver­sions enreg­istrées. Il ne faut pas oubli­er que les orchestres se pro­dui­saient plusieurs fois par semaine et que seuls leurs « tubes » avaient les hon­neurs de la gravure. Nous avons ain­si per­du la grande majorité du réper­toire de l’époque. Ce n’est pas l’absence d’enregistrement qui peut prou­ver que l’orchestre ne jouait pas tel ou tel air.
Comme je l’indiquais en intro­duc­tion, Canaro a enreg­istré deux fois ce thème en 1934. Le 17 févri­er avec sa « chérie » Ada Fal­cón, et le 21 févri­er avec Ernesto Famá.
On pour­rait penser qu’avec un si court inter­valle, les enreg­istrements sont proches. Que nen­ni. Ils appar­ti­en­nent en fait à deux gen­res dif­férents. Le tan­go chan­son et le tan­go chan­té.
Mais avant d’écouter les dif­férences, faisons le point.

Il y a tango et tango…

Le tan­go fait par­tie d’un ensem­ble cul­turel qui est tout autant lit­téraire que musi­cal, audio­phile que danseur. Ces direc­tions peu­vent être répar­ties de façon dif­férente chez cha­cune des per­son­nes qui entre en con­tact avec un tan­go.
S’il est danseur, il va souhaiter une musique qui porte à l’improvisation, sans sur­pris­es indéce­lables (vari­a­tions de rythme arbi­traires, par exem­ple) et avec un sup­port ryth­mique suff­isant pour que les deux parte­naires du cou­ple puis­sent se syn­chro­nis­er.
S’il est audio­phile, il va se con­cen­tr­er sur l’orchestration, les répons­es des instru­ments, la vir­tu­osité de tel ou tel trait et ain­si de suite. Il pour­ra le faire en restant dans son fau­teuil, sans que la musique l’oblige à se mou­voir. Il va com­par­er les ver­sions, pinailler sur des dif­férences de tonal­ité d’un enreg­istrement à l’autre, sur l’accord du ban­donéon et ain­si de suite.
S’il est lit­téraire, il va savour­er les paroles. Cepen­dant, comme en cui­sine, tous les plats ne se valent pas et il lui fau­dra des mets déli­cieux, écrits par de grands auteurs. Par chance, cela ne manque pas dans la cul­ture tan­go.

Le danseur de tango « idéal »

Le danseur, celui qui m’intéresse, vu que je suis DJ peut et doit, avoir un peu des autres aspects pour mieux danser.
Un danseur qui ne danserait que le rythme, sans écouter les phras­es musi­cales, les répons­es d’instruments et tous les développe­ments qui font la richesse du tan­go serait bien à plain­dre. Ce manque de sen­si­bil­ité lui per­me­t­trait de danser sur Gotan Project et autres orchestres répéti­tifs, mais ce sera au détri­ment de l’improvisation et de la richesse de la danse. Cer­tains débu­tants se con­tentent de repro­duire des choré­gra­phies appris­es en cours, sans chercher à les insér­er dans le flux musi­cal, ou mieux, à les décon­stru­ire pour n’utiliser que les briques, au ser­vice de l’interprétation dan­sée de la musique.
Sur l’aspect lit­téraire, la chose est moins claire. En effet, d’excellents DJ et d’excellents danseurs dis­ent prêter peu d’attention aux paroles. Il est clair que pour un danseur qui impro­vise, les paroles sont de peu d’utilité. Il ne va pas se met­tre à pleur­er, se met­tre à genoux ou autre fan­taisie qui seraient dites dans le texte.
Cela était bien clair à l’âge d’or du tan­go. Les orchestres pro­po­saient des musiques adap­tées à la danse. Qu’elles soient instru­men­tales ou avec chanteurs, mais il est temps de revenir à la dis­tinc­tion entre tan­go chan­son et tan­go chan­té.

Tango chanson et tango chanté

Un tan­go chan­son est un tan­go des­tiné à l’écoute. Il est des­tiné à sat­is­faire les audio­philes et les lit­téraires. C’est un genre qui va se dévelop­per plus rapi­de­ment à par­tir des années 50, à cause de l’arrivée du microsil­lon (33 tours) et surtout du rock qui va rem­plac­er le tan­go dans les activ­ités des danseurs de l’époque. Les orchestres de tan­go se recon­ver­tis­sent alors vers le con­cert, la télévi­sion et la radio pour pou­voir con­tin­uer à jouer et vivre de leur art.
Mais il ne faut pas lim­iter le phénomène aux années 50 et suiv­antes. En effet, même à l’âge d’or, il y a les deux types de musique.
Pour faciliter le choix, les dis­ques indiquent claire­ment si c’est des­tiné à danser ou à écouter.
Il suf­fit de regarder l’étiquette…

Ada Fal­cón, avec accom­pa­g­ne­ment de l’orchestre Fran­cis­co Canaro
Fran­cis­co Canaro et son orchestre typ­ique (Estri­bil­lo par Ernesto Famá)

Vous avez com­pris. Si le chanteur est indiqué en pre­mier, c’est pour écouter. S’il est indiqué en sec­ond, c’est pour danser. C’est plutôt sim­ple, non ?
On trou­ve aujourd’hui des DJ et danseurs qui ne tien­nent pas compte de cette dif­férence et qui con­sid­èrent que l’on peut tout danser.
Dans le cas d’Ada Fal­cón, c’est plutôt envis­age­able. En général, les voix de femmes, même pour des chan­sons, lais­sent plus de place à l’orchestre, notam­ment dans le reg­istre grave, là où se trou­ve la ryth­mique. Ain­si, elles ne la masquent pas et il est pos­si­ble de con­tin­uer à la suiv­re.
Pour les chanteurs, surtout pour ceux qui en font des tonnes, c’est impos­si­ble. On pour­rait men­tion­ner la dis­tinc­tion que font cer­tain entre can­tor et can­tante. Le pre­mier chan­tant au ser­vice de la musique et le sec­ond se met­tant en valeur, en jouant de tous les arti­fices pos­si­bles pour mas­quer l’orchestre qui de fait n’est qu’un accom­pa­g­ne­ment.
Pro­gres­sive­ment à par­tir des années 50, le can­tante (avec une jolie voix de chanteur d’opéra) prend le dessus et on ne compte plus le nom­bre de chan­sons plus ou moins mièvres et dés­espérées qui en a résulté. Atten­tion, je ne dis pas que ce n’est pas bien, pas beau. Je dis juste que très peu de danseurs vont à la milon­ga pour se tranch­er les veines.

Comment distinguer les tangos chansons à l’écoute ?

Ernesto Famá chante une petite par­tie des paroles écrites par Manuel Enrique Fer­radás Cam­pos. En gros, c’est le refrain (estri­bil­lo).
C’est une autre par­tic­u­lar­ité qui divise les tan­gos de danse des tan­gos à écouter. Lorsqu’il s’agit de chan­sons, le chanteur com­mence dès le début. Quand c’est pour danser, le danseur n’intervient qu’un court moment, le refrain, refrain qui a déjà été présen­té aux danseurs par l’orchestre et que donc, ils vont pou­voir danser en con­fi­ance.
Lorsque le tan­go est instru­men­tal, la pre­mière fois que le refrain est pro­posé, il est en général plus sim­ple à danser et lors de la reprise, il est joué par un instru­ment dif­férent, avec plus de richesse. Le chanteur est dans ce cas un instru­ment sup­plé­men­taire qui per­met d’éviter la monot­o­nie en ne jouant pas deux fois la même chose.
Dans les années 50, sous l’impulsion de chefs d’orchestre comme Troi­lo, la par­tie chan­tée va pren­dre de l’ampleur, même pour le tan­go de danse. Ain­si, le même titre chan­té par Valdez avec l’orchestre de Juan d’Arienzo est présen­té comme un tan­go de danse, mais Valdez chante plus que le seul refrain. Voir ci-dessous, le chapitre sur les paroles.

Même si Valdez chante plus que les chanteurs de la généra­tion précé­dente, il est encore présen­té comme chanteur d’estribillo.

C’est une autre par­tic­u­lar­ité qui divise les tan­gos de danse des tan­gos à écouter. Lorsqu’il s’agit de chan­sons, le chanteur com­mence dès le début. Quand c’est pour danser, le danseur n’intervient qu’un court moment, le refrain, refrain qui a déjà été présen­té aux danseurs par l’orchestre et que donc, ils vont pou­voir danser en con­fi­ance.
Lorsque le tan­go est instru­men­tal, la pre­mière fois que le refrain est pro­posé, il est en général plus sim­ple à danser et lors de la reprise, il est joué par un instru­ment dif­férent, avec plus de richesse. Le chanteur est pareille­ment un instru­ment sup­plé­men­taire qui per­met d’éviter la monot­o­nie en ne jouant pas deux fois la même chose.
Je ter­mine ‑là ce sujet. Comme DJ, je mets du tan­go de danse, sauf si on me demande gen­ti­ment de met­tre une tan­da chan­son. Après tout, il faut bien que le bar fasse son chiffre d’affaires.

Les paroles

Le refrain (estribillo)

Ernesto Famá chante une petite par­tie des paroles écrites par Manuel Enrique Fer­radás Cam­pos, le refrain (estri­bil­lo).

Diez años tran­scur­rieron des­de entonces
cuan­do tem­b­lan­do llegué has­ta ti,
diez años que sirvieron para hundirme
y quitarme has­ta las ganas de vivir…
Entonces, bue­na­mente yo soña­ba
un mun­do nue­vo, para los dos.
Y Dios, allá en el cielo solo sabe,
has­ta dónde yo he lle­ga­do por tu amor.

Estri­bil­lo (refrain) Manuel Enrique Fer­radás Cam­pos. C’est la seule par­tie que chante Fama

Les différentes parties chantées, selon les versions

Seule Ada Fal­cón chante tout. Elle ter­mine en reprenant le refrain (Cuán­tas veces en mi pecho […] por tu cru­el ingrat­i­tud.)

Ernesto Famá ne chante que l’estri­bil­lo, ce qui est en rouge.
Jorge Valdez chante le pre­mier cou­plet, le refrain et reprend la fin du refrain (Otra boca […] por tu cru­el ingrat­i­tud.)
Le dernier cou­plet, chan­té unique­ment par Ada Fal­con
Ici, une ver­sion pour homme du dernier cou­plet. Elle n’est pas util­isée dans les trois enreg­istrements présen­tés.

Autres enregistrements de Diez años

Je vous pro­pose trois enreg­istrements de ce titre. Les deux avec Canaro et une ver­sion de 1958 par Juan d’Arienzo avec Jorge Valdez au chant.
Vous avez vu les éti­quettes, deux sont pour la danse (Fama et Valdez) et un pour l’écoute (Fal­con).

Diez años 1934-02-17 Ada Fal­cón con acomp. de Fran­cis­co Canaro
Diez años 1934-02-21 — Fran­cis­co Canaro C Ernesto Famá
Diez años 1958-12-17 — Orques­ta Juan D’Arien­zo con Jorge Valdez

Autres titres enregistrés un 21 février

Unión Civi­ca 1933-02-21 — Juan Maglio (Pacho) y su orques­ta de la guardia vie­ja
Te quiero mucho más 1934-02-21 – Fran­cis­co Canaro C Ernesto Famá (Anto­nio Sure­da Letra: Gerón­i­mo Sure­da). Il a été enreg­istré le même jour que Diez años.
Murió la vecini­ta 1935-02-21 — Típi­ca Vic­tor C Alber­to Gómez Dir Adol­fo Cara­bel­li (Guiller­mo Rivero; Juan Car­los Ghio Letra: Nolo López)
Jalis­co nun­ca pierde 1938-02-21 (Mar­cha) — Enrique Rodríguez C El « Cha­to » Rober­to Flo­res (Loren­zo Barce­la­ta ; T. Guizar). C’est une marche en l’honneur du ter­ri­toire de Jalis­co, au Mex­ique (le film Jalis­co nun­ca pierde est sor­ti en 1937). Le fait que ce soit une marche rap­pelle qu’à l’époque, les bals n’étaient pas que tan­go, mais toutes dans­es, avec en général deux orchestres.
Mi noche triste 1949-02-21 — Fran­cis­co Rotun­do C Flo­re­al Ruíz
Diez años que sirvieron para hundirme y quitarme has­ta las ganas de vivir…