Tolérance et scandale dans le tango
Suite à l’expulsion de deux femmes dansant ensemble dans une milonga portègne, les esprits se sont un peu échauffés.
Suite à l’expulsion de deux femmes dansant ensemble dans une milonga portègne, les esprits se sont un peu échauffés.
Hier, un de mes stagiaires DJ m’a demandé comment introduire une tanda de chacarera dans une milonga. Je l’ai renvoyé vers mes articles sur le sujet, mais j’ai eu envie de vous proposer quelques éléments supplémentaires pour que vous puissiez mieux connaître cette merveilleuse danse et notamment comprendre sa structure musicale.
Le 17 octobre 1945, des centaines de milliers d’ouvriers réclamèrent et obtinrent la libération de Perón. Quatre ans plus tard, Eva et Juan Domingo Perón, participent depuis le balcon de la Casa Rosada à l’anniversaire de ce jour historique, le jour de la loyauté. À cette occasion, un enregistrement a été diffusé, il s’agit de notre thème du jour, Los muchachos peronistas, un disque Víctor enregistré par l’orchestre de la Asociación de Profesorado Orquesta (APO) dirigé par Domingo Marafiotti et chanté par Hugo del Carril et un chœur probablement dirigé par Héctor Artola.
Nous allons associer la face B du disque, qui comporte Evita capitana, les deux faces étant un hommage au couple Perón.
J’ai déjà évoqué un tango nommé “Silencio”, notamment par Francisco Canaro et Carlos Gardel. Notre tango du jour, également interprété par Francisco Canaro, a été écrit par son frère Humberto. Comme il s’agit d’un tango instrumental, il est difficile de dire s’il fait référence, comme celui de Gardel, à la guerre de 1914–1918.
Je pense que oui et c’est peut-être plus cette version qui est inspirée de l’histoire de Paul Doumer que celle de Gardel.
Confitería del Molino
La Confiteria del Molino a été créée par deux pâtissiers d’origine italienne, Constantino Rossi et Cayetano Brenna, qui ouvrirent dans un premier temps la “Confiteria del Centro” à l’angle de Rodríguez Peña et Rivadavia.
En 1866, ils renomment leur pâtisserie “Antigua Confitería del Molino” (Confiserie du Vieux Moulin), en hommage au premier moulin à farine à vapeur de la ville.
En 1905 Rossi et Brenna achetèrent les locaux situés à l’angle de Rivadavia et Callao, juste en face du Congreso, l’emplacement actuel.
Ils firent les choses en grand en faisant intervenir un architecte italien, Francisco Gianotti, en important des meubles, de la verrerie haut de gamme et en ne lésinant pas sur le stuc imitation marbre, les vitraux et des poignées et finitions en bronze.
L’inauguration du bâtiment de style « Art nouveau » a eu lieu le 9 juillet 1916 (centenaire de l’indépendance de l’Argentine).
Ils ont détruit la maison de Pichuco !
Même si Pichuco considérait que sa véritable maison était celle de la rue Soler au 3280, c’est bien au 2937 de la rue José Antonio Cabrera qu’il est né, le 11 juillet 1914. La mère d’Aníbal n’est retournée rue Soler qu’à la mort du père de Troilo, en 1922.
Cette maison a connu divers usages au cours du temps, comme en témoignent quelques photos historiques.
Si j’ai décidé d’en parler aujourd’hui, c’est qu’elle vient d’être détruite pour un projet immobilier.
Pourquoi une femme noire tenant un bongo sur plan de surfeurs hawaïens ? Comme vous vous en doutez, j’ai une explication. Alors partons à la découverte de la Rumbita candombe, un curieux mariage qui a fêté ses noces de chêne et qui continue de faire bouger les danseurs d’aujourd’hui.
Les danseurs reconnaissent immédiatement cette milonga qui s’annonce par un coup de clairon. Cependant, ils ne savent peut-être pas tous pourquoi cet instrument insolite s’est invité dans l’orchestre pour cette courte prestation. Je vous propose d’en découvrir la raison en nous plongeant dans l’histoire de la jeune nation argentine.
Rosendo Luna, de son nom complet Enrique Domingo Cadícamo a composé et écrit les paroles de notre tango du jour, El cuarteador. C’est pour nous l’occasion de découvrir un métier oublié, banni de Buenos Aires en 1966 avec l’interdiction des moteurs de sang (la traction animale). El cuarteador est un cavalier muni d’une forte monture qui loue ses services aux voituriers embourbés ou en mauvaise passe.
Choisir le bon diapason quand on restaure des disques anciens peut avoir son utilité. Cependant, c’est une véritable jungle et aujourd’hui encore, les DJ, éditeurs de musique et même les musiciens continuent de se quereller au sujet de ce fameux diapason.
Pour vous amuser, je vous propose d’entrer dans un débat qui a eu lieu en 1859…
Pour vous faciliter la lecture, vous pouvez aussi télécharger le texte intégral au format PDF (en fin de cet article).
El marajá 1951-08-03 – Orquesta Domingo Federico.
Notre tango du Jour est très original, par son titre, par sonorité et par sa rareté. Un marajá (maharajá) est bien sûr un maharadjah qui pour l’époque qui nous intéresse est un des princes feudataires de l’Inde. La sonorité de la musique le confirme rapidement si on avait un doute.
Le tango du jour est instrumental, et en écoutant la musique sensuelle de Di Sarli, je suis sûr que la plupart de ceux qui ne sont pas uruguayens ont pensé que j’étais tombé sur la tête, une fois de plus, en proposant cette image de couverture. J’ai imaginé cette illustration en me référant à Géricault, un peintre qui a donné à la fois dans le militaire et l’orientalisme. Mais qui sont ces 33 orientales que Di Sarli célébrera trois fois par le disque ?
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