Anécdotas de tango

Une anecdote de tango (généralement une musique), par jour.

Anécdotas de tango du jour

  • Milonguero viejo 1955-06-20 – Orquesta Carlos Di Sarli
    On considère parfois, que les premières versions sont les meilleures et que par la suite, les enregistrements suivants vont en déclinant. Come toute généralisation hâtive, c'est discutable. Dans le cas de Di Sarli, même si on se place dans le rôle du danseur, cette théorie n'est pas forcément pertinente. Il y a une évolution, mais toutes les versions, si différentes soient-elles, ont de l'intérêt. Voyons cela.
  • Después del carnaval 1941-06-19 Orquesta Osvaldo Fresedo con Ricardo Ruiz
    mportée par la foule, la célèbre chanson d' pourrait être la sœur de notre tango du jour. Les deux nous comptent un amour éphémère, séparé par la foule dans le cas d'Edith et par le cortège de Carnaval dans celui de Ricardo Ruiz. Le carnaval était au vingtième siècle un événement pour les orchestres de tango.
  • Canaro 1935-06-18 Orquesta Francisco Canaro
    On connaît tous Francisco Canaro, le plus prolifique des enregistreurs de tango avec près de 4000 enregistrements sur disque, mais aussi de la musique de film et des enregistrements à la radio. Même si son caractère était un peu fort, il a trouvé des admirateurs qui lui ont dédié des tangos. On connaît parfaitement « Canaro en Paris » de Alejandro Scarpino et Juan Caldarella, mais peut-être un peu moins Canaro, juste Canaro de José Martínez. C'est notre tango du jour, nous allons pallier cette éventuelle lacune.
  • El engobbiao 1957-06-18 Orquesta Alfredo Gobbi
    Ne cherchez pas dans le dictionnaire le mot Engobbiao, vous ne le trouverez pas. C'est une création de Eduardo Rovira en l'honneur de… Si, vous allez trouver ; G — O — B — B — I. Bravo ! Il y a trois Gobbi fameux dans l'histoire du tango, Flora, Alfredo et Alfredo. Oui, deux Alfredo. Essayons d'y voir plus clair.
  • Don Juan 1948-06-15 – Juan D'Arienzo
    Pas besoin d'être un grand détective pour savoir qui est le Don Juan dont parle ce tango. Dans un des trois versions connues des paroles, il y a le nom et presque l'adresse de ce Don Juan. Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que l'auteur en est un gamin de 13 (ou 15 ans).
  • Zorro plateado 1943-06-14 – Orquesta Carlos Di Sarli con Roberto Rufino
    Nous avons déjà parlé de Zorro gris (Renard gris), ici, nous évoquerons el Zorro plateado (Renard argenté). Les biologistes ne verront pas la différence, car ce sont deux dénominations pour le même animal de couleur gris-argenté. Mais ici, les deux content deux histoires totalement différentes et pour ainsi dire, complémentaires.
  • Sueño florido 1929-06-13 – Orquesta Cayetano Puglisi
    Sueño florido est une jolie valse, principalement connue par un enregistrement de Juan D'Arienzo. Elle a été écrite par Roberto Firpo et enregistrée en premier par Cayetano Puglisi. Il ne faut pas confondre avec le tango du même titre, écrit par Cayetano Puglisi et joué par Roberto Firpo… Je vous amène faire quelques tours avec cette valse.
  • El monito 1945-06-12 — Orquesta Osvaldo Pugliese
    Ne sont-ils pas mignons ces deux-là ? El monito, le petit singe est en fait un texte plein de tendresse et de regrets. Parfois, les hommes commettent des erreurs qu'ils regrettent. Ne les singeons pas et contentons-nous d'apprécier ce que nous avons, ici, cette magnifique musique decarienne interprétée par Pugliese. Cette anecdote nous permettra d'approfondir la liaison entre ces deux grands musiciens, De Caro et Pugliese.
  • Poema 1935-06-11 — Orquesta Francisco Canaro con Roberto Maida
    Poema par Canaro et Maida est le type même du tango que l'on ne peut pas facilement proposer dans une autre version. Amis DJ, si vous tentez l'expérience, on vous fait les gros yeux. Pourtant, il existe d'autres versions qui ne déméritent pas. Analysons un peu ce tango, qui est, selon un sondage réalisé il y a une dizaine d'années, le préféré dans le monde. Nous présenterons également une enquête pour savoir qui est le compositeur de ce chef-d'œuvre.
  • La endiablada 1955-06-10 — Orquesta Juan D'Arienzo
    Pintín Castellanos fut un grand pourvoyeur de succès pour Juan D'Arienzo. La endiablada est un des témoignages de cette association. Cette milonga est instrumentale et il n'y a pas de paroles. Vous pouvez donc imaginer tout ce que vous voulez pour cette endiablada qui va vous entraîner sur la piste de danse à un rythme endiablé.
  • La payanca 1936-06-09 — Orquesta Juan D'Arienzo
    La payanca par D'Arienzo dans la version de 1936 est un des très gros succès des milongas. Peut-être vous-êtes-vous demandé d'où venait le nom de ce tango ? Si ce n'est pas le cas, laissez-moi vous l'indiquer t vous faire découvrir une vingtaine de versions et vous présenter quelques détails sur ce titre.
  • Ilusión azul 1945-06-08 — Orquesta Alfredo De Angelis con Carlos Dante
    Hier, nous étions dans les éclats de cristal, aujourd'hui, dans l'illusion bleue. Les deux thèmes sont proches. En valse, les choses passent mieux, mais les paroles que propose Arquímedes Arcidiacono (Arci) sur sa propre musique méritent qu'on s'y attarde. On notera le très gros succès de ce titre, même en dehors de la petite sphère du tango.
  • Cristal 1944-06-07 — Orquesta Aníbal Troilo con Alberto Marino
    La musique de Cristal est de celles qui marquent les esprits et les cœurs. La force de l'écriture fait que la plupart des versions conservent l'ambiance du thème original. Cependant, nous aurons des petites surprises. Je vous présente, Cristal de Mariano Mores avec des paroles de Contursi, mais pas que…
  • Araca la cana 1933-06-06 — Orquesta Osvaldo Fresedo con Roberto Ray
    Voici un des gros succès des encuentros milongueros. Mais les danseurs qui se jettent sur ce titre ne savent peut-être pas que Troilo est le premier à l'avoir enregistré, oui, monsieur, oui, madame, avant Fresedo… De plus, je peux même vous montrer le film où il joue ce titre. N'hésitez pas à la tentation de voir le jeune Pichuco à l'œuvre avec son bandonéon en fin d'article.
  • Sinsabor 1939-06-05 – Orquesta Edgardo Donato con Horacio Lagos y Lita Morales
    Il y a quelques semaines, je suis tombé sur un article qui disait que Tita Merello avec « Yo soy así », avait donné une place aux femmes dans le tango. Il me semble que c'est aller un peu vite en besogne, car les femmes en sont des interprètes de la première heure, Flora Gobbi, Rosita Quirogan, Ada Falcón, Anita Palmero, Azucena Maizani, Nelly Omar, , Lita Morales, Libertad Lamarque, Tania, María Graña, Susana Rinaldi, Virginia Luque, Eladia Blázquez, Nina Miranda, Impreio Argentina, Olga Delgrossi et bien sûr et pas des moindres, Tita Merello. Aujourd'hui, c'est Lita qui nous parle de tango.
  • En la buena y en la mala 1940-06-04 – Orquesta Enrique Rodríguez con Armando Moreno
    Certains adorent, d'autres moins, Enrique Rodriguez. Cependant, notamment avec le chanteur Armando Moreno (el muñeco) a graver de joies choses, comme ce titre magnifié par les paroles de Enrique Cadícamo. Je vous invite à écouter ce titre qui a toujours beaucoup de succès en milonga, car il est dansant, entraînant, même si le héros de l'histoire n'est pas le plus heureux des hommes.
  • Racing Club 1930-06-03 – Sexteto Carlos Di Sarli
    Les Argentins sont toqués de football, comme peu d'autres peuples. Chacun est hincha (fan) d'un club. Il était donc naturel que cela se retrouve dans l'autre passion de certains Argentins, le tango. Notre tango du jour ne brille pas forcément par ses paroles, mais la musique de Vicente Greco est intéressante et comme toutes les versions enregistrées sont instrumentales, on peut danser, même si on déteste le football.
  • El Cachafaz 1937-06-02 – Orquesta Juan D'Arienzo
    Si vous vous intéressez à la danse du tango, vous avez forcément entendu parler de El Cachafaz . C'était un danseur réputé, mais était-il réellement apprécié pour ses qualités humaines ? D'un côté, il a un tango qui lui est dédié, mais les paroles ne le décrivent pas à son avantage. D'autre part, si la version de D'Arienzo qui est notre tango du jour est remarquable, les autres interprétations ne sont pas si agréables que cela, comme si les orchestres avaient eu une réticence à l'évoquer. Je vous invite aujourd'hui à découvrir un peu plus de qui était el Cachafaz, la canaille.
  • Del barrio de las latas, Tita Merello y la cuna del tango
    Je n'étais pas totalement inspiré par les tangos enregistré un premier juin, alors j'ai décidé de vous parler d'un tango qui a été étrenné un premier juin. Il s'agit de Del barrio de la latas (du quartier des barils) que Tita Merello interpréta sur scène pour la première fois le premier juin de 1926 au théâtre Mapo. Le quartier décrit ne dura que trente ans et est, du moins pour certains, le berceau du tango.
  • Maestrita de mis pagos 1955-05-31 – Orquesta Juan Sánchez Gorio con Osvaldo Bazán
    La valse du jour a été écrite par deux auteurs dont vous connaissez au moins une autre valse, Hermana par De Angelis et Godoy. Maestrita de mis pagos est une autre valse, sans doute très rare, mais joliment interprétée par Gorio et Bazán. Elle mérite donc qu'on s'y arrête, d'autant plus que le texte s'adresse à un personnage peu évoqué dans le tango, la maîtresse… d'école.
  • Serenata 1944-05-30 – Orquesta Francisco Lomuto con Carlos Galarce
    Hier, nous parlions de El amanecer (le lever de soleil), aujourd'hui, je vous propose d'aller à la fin du jour, pour Serenata. Mais attention, si serenata peut se traduire par sérénade, un concert en soirée donné en l'honneur, notamment, d'une belle à conquérir, le mot a un autre sens en lunfardo qui signifie fou, voire dément. La milonga du jour a des paroles propices à une sérénade romantique, mais a une folie dans sa musique.
  • El amanecer 1950-05-29 – Orquesta Domingo Federico
    El amanecer (l'aube) est un thème très, très souvent passé en milonga, notamment quand celles-ci durent jusqu'à l'aube. En effet, quoi de plus agréable que d'entendre le chant des oiseaux aux premiers rayons du soleil ? Firpo qui adore évoquer des sons réalistes nous a fait cadeau de cette belle composition et Federico va éveiller nos sens avec une version méconnue et sublime.
  • Derecho viejo 1945-05-28 — Orquesta Osvaldo Pugliese
    Derecho viejo, le vieux droit, le droit ancien est une expression argentine qui signifie que quelque chose doit être fait sans délai, sans détours. Ce tango Derecho viejo a été dédicacé par Arolas au Centre des Étudiants en Droit. Il a été enregistré, depuis les années 1910, énormément de fois, mais une seule fois par Pugliese. C'est notre version du jour.
  • Una lágrima tuya 1949-05-27 – Orquesta José Basso con Francisco Fiorentino y Ricardo Ruiz
    Nous restons avec Mariano Mores qui nous avait donné Uno hier pour une autre merveille, Una lágrima tuya. Les paroles sont d'Homero Manzi, on reste dans le très haut du registre. Comme Uno, ce titre a été créé pour un film, Corrientes, calle de ensueños. Je pense que vous allez être très surpris par ce tango, mais est-ce vraiment un tango ?
  • Uno 1943-05-26 – Orquesta Francisco Canaro con Carlos Roldán
    Le tango du jour s'appelle UNO, (un), mais vous aurez le droit à une belle addition de « uns ». Attention, les huns, pardon, les uns débarquent 1+1+1+1+1+…= un des plus beaux tangos du répertoire, écrit par Mariano Mores avec des paroles de Enrique Santos Discépolo. Préparez-vous à l'écoute, mais aussi à voir, j'ai une surprise pour vous… Extrait musical
  • Tu melodía 1945-05-25 – Orquesta Rodolfo Biagi con Jorge Ortiz / Tu melodía 1944-12-27 – Orquesta Domingo Federico con Carlos Vidal
    Tu melodía est un superbe titre que deux orchestres ont enregistré à 5 mois d'intervalle. Je vous invite donc à écouter non pas une, mais deux versions. Je pense que certains auront une surprise en comparant les deux titres… Puis nous nous lancerons dans un sujet polémique, la SACEM à propos des paroles en français de ce tango.
  • Llueve otra vez — ¡Vamos! 1944-05-24 – Orquesta Carlos Di Sarli con Alberto Podestá
    Hier, dans Desde el alma, on s'adressait à l'âme, aujourd'hui c'est au cœur que l'on adresse sa supplique. C'est un intéressant parallèle entre des titres qui content une histoire proche, celle de la nécessité d'oublier et d'aller de l'avant. Les deux thèmes du jour sont Llueve otra vez et ¡VAMOS !
  • Desde el alma 1940-05-23 — Orquesta Francisco Canaro
    ue celui ou celle qui ne s'est pas inquiété, aux premières notes de Desde el alma, de trouver un ou une partenaire pour se ruer sur la piste me jette la première pierre. Cette valse de Rosita Melo, quasiment sa seule composition, est sans doute la plus connue des valses. Une belle réussite pour cette petite Uruguayenne de 14 ans qui est passée à la postérité pour cette seule œuvre, mais quelle œuvre !
  • Esquinas porteñas 1942-05-22 — Orquesta Ángel D'Agostino con Ángel Vargas
    Manzi est le chantre de Buenos Aires. Il nous parle de son vécu, dans sa ville et des personnages de la vie quotidienne à travers ses textes de tango comme : Barrio de tango, El ultimo organito, El pescante, Manoblanca et bien sûr, Sur. Notre valse du jour, Esquinas porteñas, est de cette veine. Ses esquinas (angles de rues) et ses ruelles sont chargées de l'émotion si finement exprimée par Vargas.
  • Mi cantar 1943-05-21 – Orquesta Miguel Caló con Jorge Ortiz
    On associe souvent Raúl Berón à Miguel Caló et on n'a pas tort. Berón commence vraiment sa carrière avec Caló et la termine avec lui. Cependant, il y a eu quelques séparations, notamment en 1943, date de notre tango du jour. Dans cet intervalle s'est glissé le talentueux Jorge Ortiz, un ténor alors que Caló privilégiait des voix plus graves de barytons. Je vous propose d'écouter Mi cantar par l'intérimaire de talent, Jorge Ortiz.
  • El once (A divertirse) 1953-05-20 – Orquesta Osvaldo Fresedo
    Vous savez tous que « El once », en espagnol, signifie le 11. Mais peut-être ne connaissez-vous pas la raison de ce nom. Ceux qui connaissent Buenos Aires, pourront penser à la place Once de Septiembre 1852 que l'on appelle simplement Once. On lit parfois que c'est le numéro 11 dans une course de chevaux, voire le 11 au football. Je pense que vous avez compris que j'allais vous proposer une autre explication…
  • Historia de la orquesta típica — Face 2
    Je vous avais présenté les titres de la face 1 du disque d'Argentino Galván avec un petit jeu de reconnaissance de titres. Comme vous semblez avoir apprécié, je vais procéder de même pour la face 2. Préparez vos oreilles pour identifier les 11 titres de la face 2.
  • Fueron tres años 1956-05-18 — Orquesta Héctor Varela con Argentino Ledesma
    Lorsque Varela lance les quatre notes initiales, tous les danseurs réagissent. Elles raisonnent comme le pom pom pom pom de la 5e symphonie de Beethoven. Le destin des danseurs est fixé, ils doivent danser ce titre. Cette fascination date des premiers temps de ce titre qui a été enregistré, il n'y a pas trois ans, mais 68 ans et il nous parle toujours.
  • Ana María y Lilián 1944-05-17 – Orquesta Juan D'Arienzo con Héctor Mauré
    Certains ont dû faire des bonds en voyant le titre de l'anecdote du jour. Quoi, un tango que je ne connais pas ? J'espère qu'ils ne se sont pas cognés au plafond. En effet, aujourd'hui, je vais vous parler de deux titres enregistrés le même jour et par les mêmes artistes. J'ai donc créé cette amitié entre Ana María, la noire et Lilián la blonde qui dure depuis 80 ans. Le 17 mai 1944, Juan D'Arienzo enregistre quatre thèmes très différents, dont trois avec Héctor Mauré. J'ai choisi deux d'entre eux, car ce sont des portraits de femmes, des femmes très différentes, mais aux destins parallèles. Vous aurez tout de même droit aux deux autres titres, dont l'un qui va vous faire dresser les cheveux sur la tête.
  • Historia de la orquesta típica – Face 1
    Il y a quelques jours, je vous avais parlé de ce disque dont la pochette, réalisée par présentait différents sites se référent à l'histoire du tango. Aujourd'hui, je vais vous présenter les 23 enregistrements de la face 1. Je vous propose un jeu. Les titres sont masqués et vous devrez les identifier. Bien sûr, il y a les réponses…
  • El cisne 1950-05-15 (Vals) – Orquesta Juan D'Arienzo
    Un cygne peut en cacher un autre. Celui que nous allons évoquer aujourd'hui, s'est fait faire une toilette par D'Arienzo, le 15 mai 1950, il y a 74 ans. Mais il avait déjà adopté un autre cygne, 12 ans plus tôt, presque jour pour jour. Allons faire un tour avec les vilains petits canards, canards que l'orchestre ne fait pas.
  • Les succès de la radio en 1937
    Lorsque nous avons parlé de la partition de No quiero verte llorar, nous avions remarqué que la quatrième de couverture présentait les plus grands succès radiophoniques du moment. J'ai trouvé amusant de vous faire écouter ce que les Argentins aimaient en 1937…
  • Pata ancha 1957-05-13 — Orquesta Osvaldo Pugliese
    Pata ancha en lunfardo signifie courage, mais en espagnol courant, cela peut aussi signifier gros pied. Pugliese fut un lutteur. Il lutta avec acharnement pour défendre ses idées politiques et paya le prix en effectuant de nombreux séjours en prison. Pata ancha a été enregistré par Odéon, lors d'une de ses « absences ». Sur le piano, un œillet ou une rose rouge évoquaient le maître absent.
  • No quiero verte llorar 1937-05-12 – Orquesta Osvaldo Fresedo con Roberto Ray
    Osvaldo Fresedo, un vieux de la vieille, mais qui a eu une carrière très longue (60 ans) avec une évolution remarquable de son style, a produit dans les années 30, notamment avec Roberto Ray des chefs d'œuvres dont notre tango du jour est un parfait exemple. Avec Fresedo, on est dans un tango élégant, loin des faubourgs bagarreurs et interlopes (idée reçue ?).
  • Princesa del fango 1951-05-11 – Orquesta Francini-Pontier con Julio Sosa
    Nous avons découvert, à l'occasion de Porteña linda Rosita, l'amour malheureux d'. Dans ce tango interprété par Julio Sosa, Sanguinetti nous parle d'elle et de son amour. Sortez vos mouchoirs.
  • Temo 1940-05-10 – Orquesta Típica Victor con Mario Pomar (Mario Celestino Corrales)
    Temo (j'ai peur), est une valse merveilleuse qui depuis une quinzaine d'années fait partie des valses les plus passées en milonga. Lorsque les premières notes retentissent, les danseurs se ruent sur la piste.
  • Champagne tango 1938-05-09 – Quinteto Don Pancho dir. Francisco Canaro
    S'il fallait prouver un lien entre la France et le tango, il suffirait de mentionner le champagne, breuvage typiquement français qui fut inventé par le mone bénédictin, DOM Pierre Pérignon et imité par tous les viticulteurs du Monde et notamment d'Argentine qui produisent le « champagne » des milongas portègnes.
  • Tu olvido 1936-05-08 — Orquesta Juan D'Arienzo con Walter Cabral
    Encore une histoire qui sent la rose. Il faut dire que quand on s'appelle Spina (épine en italien), la rose est une source d'inspiration naturelle. La version enregistrée par D'Arienzo et Cabral est une des fleurs qui ont éclos aux sons de cette magnifique valse, il y a exactement 88 ans.
  • Caricias 1937-05-07 — Orquesta Francisco Lomuto con Jorge Omar
    Caricias (caresses). Le titre de ce tango est plein de promesses, mais vous vous en doutez, il s'agit plus de souvenirs que d'avenir. Découvrons ce titre dont la version du jour fête aujourd'hui son 87e anniversaire. La musique est de , les paroles d'Alfredo Bigeshi et l'enregistrement a été effectué par Francisco Lumuto et Jorge Omar.
  • La bordona 1958-05-06 — Orquesta Aníbal Troilo
    Le bourdon est une corde ou une hanche qui donne toujours la même note. C'est très courant sur les instruments traditionnels comme la vielle à roue ou les cornemuses. Emilio Balcarce a voulu donner un air « champêtre à cette composition et a donc proposé un bourdon, bien sûr, beaucoup plus sophistiqué, mais qui a donné sa couleur à la musique. Le violoncelle démarre la musique sur sa corde basse, qui se nomme bordona. Le titre du tango nous l'annonçait.
  • Ríe, payaso 1952-05-05 – Ángel Vargas con su orquesta dirigida por Armando Lacava
    Certains aiment les clowns, d'autres en ont peur. On appelle cela la coulrophobie (rien que le nom donne des angoisses). Ángel Vargas dans cette superbe version de Ríe, payaso (Ris, clown) transmets l'émotion. Cette version est sans doute moins connue que celle de Casares et D'Arienzo, mais c'est le tango du jour et je pense que vous allez l'aimer.
  • Para ti madre 1932-05-04 – Orquesta Francisco Canaro con Agustín Irusta
    ¡Madre hay una sola ! chantait Gardel dans le tango du même nom. La valse du jour est une valse pour les mères que l'on fête en Argentine le 3e dimanche d'octobre. Ce n'est donc pas tout de suite que les Argentins vont passer cette valse à leur maman, en revanche, dans beaucoup d'autres pays, cela se fête en mai. Certains vont donc pouvoir l'utiliser bientôt…
  • Para qué te quiero tanto 1946-05-03 – Orquesta Carlos Di Sarli con Jorge Durán
    Para qué te quiero tanto. Ce joli thème a été enregistré quatre fois en moins d'un an. Les quatre versions sont différentes, émouvantes et dansantes. Quatre belles réussites dont la quatrième fête ses 78 ans aujourd'hui.
  • Horas de pasión 1956-05-02 — Roberto Firpo y su Cuarteto Típico
    Le tango est une passion, mais la passion est aussi objet de tango. Cette jolie valse a été écrite par Firpo qui l'a enregistrée à deux reprises. Je vous invite donc à entrer dans la valse horas de pasión (Heures de passion). Un sujet léger, à la limite du mystique.
  • Primero de mayo (premier mai)
    En Argentine, le est férié. Tous les magasins sont fermés et seuls quelques services jugés essentiels fonctionnent. Tout au plus quelques bars ouvrent dans la soirée. Les maisons de disques fermant aussi, il ne semble pas y avoir de tangos enregistrés pour le jour des travailleurs et travailleuses (Día Internacional del trabajador y la trabajadora comme on dit en Argentine). Mais il y a des choses à dire sur le sujet…
  • Porteña linda 1940-04-30 – Orquesta Edgardo Donato y sus muchachos con Horacio Lagos (Milonga)
    Les tangos parlent souvent des jolies femmes. Celles-ci sont de Buenos Aires, mais d'autres villes ont droit à la mise en valeur de leurs femmes. Aujourd'hui, nous ferons un jeu et découvrirons une femme qui est sans doute une des inspiratrices de cette milonga pour Horacio Sanguinetti, l'auteur des paroles.
  • La última copa 1943-04-29 – Orquesta Ricardo Tanturi con Alberto Castillo
    eux qui fréquentent les milongas portègnes ont sans doute été étonnés de voir la quantité de bouteilles de champagne qui peuplent les tables. Ce breuvage a même des tangos à son nom. Toutes les boissons ne peuvent pas en dire autant. La última copa, le dernier verre, n'est donc pas le dernier pour tout le monde. Voyons ce que nous conte ce tango.
  • N… N… 1947-04-28 — Orquesta Osvaldo Pugliese
    La de los dos Osvaldos est un des surnoms de l'orchestre d'Osvaldo Pugliese. En effet, Osvaldo Ruggiero, l'auteur du tango du jour « N… N… » entra avant ses 17 ans dans l'orchestre de Pugliese et y resta 20 ans. Cette symbiose des deux Osvaldo a donné différents tangos comme « A mis compañeros », « Catuzo », « Rezongo tanguero », « Yunta de oro » et donc N… N…, notre tango du jour. Connaissez-vous la signification du titre de ce tango ? Vous la découvrirez en fin d'article.
  • La puñalada 1937-04-27 — Orquesta Juan D'Arienzo
    Pintín Castellanos a écrit plusieurs milongas comme ; A puño limpio, El potro, El temblor, La endiablada ou Meta fierro et quelques milongas candombe, comme Bronce, Candombe oriental ou Candombe rioplatense. Vous aurez reconnu de nombreux succès. Notre milonga du jour, La puñalada est sans doute la plus célèbre. Laissez-moi planter le décor.
  • El entrerriano 1944-04-26 — Orquesta Osvaldo Fresedo
    Voici une chose bien curieuse que ce tango qui ne dispose pas d'enregistrement de version chantée intéressante dispose de tant de paroles. Pas moins de cinq versions… Quoi qu'il en soit, ce tango écrit en 1897 par Rosendo Mendizábal est fameux, et il fut le premier à avoir une partition…
  • Danzarín 1963-04-25 – Orquesta Aníbal Troilo arr. de Julián Plaza
    On me demande parfois ce tango en disant, ce tango de Piazzolla, ou de Pugliese. Ben, il est en fait de Plaza et c'est De Angelis qui l'a interprété pour la première fois et c'est Troilo qui l'a rendu célèbre. Analysons ce chef d'œuvre qui annonce un tournant important dans le microcosme tango à la fin des années 50.
  • La pulpera de Santa Lucía 1945-04-24 — Alberto Castillo y su Orquesta Típica dir. por Enrique Alessio
    Cette valse si agréable à danser, notamment dans la version qu'en donne Castillo avec son orchestre a failli ne pas voir de succès. Lançons-nous à la rencontre de la pulpera de la pulpería.
  • Entre copa y copa 1942-04-23 – Orquesta Ángel D'Agostino con Ángel Vargas
    Les deux anges, Ángel D'Agostino et Ángel Vargas nous offrent cette milonga qui chante la vie d'un milonguero. C'était le 23 avril 1942, il y a exactement 82 années que le compositeur de la musique nous fait danser cette milonga avec la voix magique de son complice, Vargas.
  • Ventanita florida 1932-04-21 – Orquesta Francisco Canaro con Agustín Irusta
    Après le sujet lourd et triste d'hier, un sujet plus léger. La petite fenêtre fleurie. Léger, au moins pour nous, mais pour le malheureux ou la malheureuse qui dit sa peine, c'est sans doute moins agréable. Aujourd'hui, ce malheureux est Agustín Irusta qui marche sous la baguette de Francisco Canaro. C'était il y a 92 années.
  • Plegaria 1940-04-20 – Orquesta Osvaldo Fresedo con Ricardo Ruiz
    Certains tangos sont « interdits » dans les milongas. On ne passe pas Gardel et surtout pas Volver, mais il y a une liste plus longue, le tango du jour en ferait partie même s'il n'a jamais fait partie des tangos interdits par la loi argentine. Attention, cet article aura du mal à suivre ma devise selon laquelle .
  • La vi llegar 1944-04-19 — Orquesta Miguel Caló con Raúl Iriarte
    « La vi llegar », je l'ai vue venir, ne raconte pas l'arrivée espérée d'une femme, même si j'ai choisi dans mes illustrations de prendre le texte au pied de la lettre, je vais ici donner le véritable sens aux paroles de ce magnifique tango dont les paroles de Julián Centeya sont ici toute en finesse, je dirai même que tout le thème est un jeu de mots.
  • Maipo 1939-04-18 — Orquesta Juan D'Arienzo
    Le théâtre Maipo est un célèbre théâtre de Buenos Aires. En plus de sa grande salle, il dispose de plusieurs étages où il est possible d'assister à des spectacles en prenant une petite merienda (goûter) pendant le spectacle. Plusieurs orchestres y ont joué, dont celui de Firpo qui fut un des premiers à enregistrer ce titre, en 1918. Mais êtes-vous sûr que ce tango parle bien de ce théâtre ?
  • El opio 1940-04-17 — Orquesta Carlos Di Sarli
    El opio, c'est cette substance extraite de la fleur du pavot, mais c'est aussi l'ennui. Par exemple, quand un Portègne s'ennuie, il peut partir en lâchant : « Me voy, esta fiesta es un opio ». Je vais essayer de ne pas vous ennuyer, ni vous faire sombrer dans de fumeuses théories.
  • Te aconsejo que me olvides 1941-04-16 — Orquesta Aníbal Troilo con Francisco Fiorentino
    Il est des courriers qu'on n'aime pas recevoir. C'est ce qui est arrivé à Francisco Fiorentino qui a reçu un courrier définitif, mais qui réagit en homme. L'interprétation qu'il en fait avec le merveilleux orchestre d'Aníbal Troilo est tellement prodigieuse, que ce titre est désormais hors de portée de tous les autres orchestres et chanteurs, même de Fiorentino lui-même et j'en apporte la preuve.
  • Taquito militar 1957-04-15 – Orquesta Mariano Mores (Milonga candombe)
    Mariano Mores vous invite à danser la milonga Candombe avec Taquito militar, notre anecdote du jour. Les paroles de Gilardoni et le film de Demicheli vous donnent même les conseils pour bien la danser. Alors, pourquoi s'en priver ?
  • El huracán 1950-04-14 – Orquesta Edgardo Donato instrumental y con Carlos Almada
    Ce 14 avril est un jour faste, je vous propose deux tangos du jour. Ils portent le même nom, El huracán, ils sont composés par les mêmes frères Donato et ils ont été enregistrés le même jour. La seule différence est que l'un des deux est chanté par Carlos Almada.
  • Nada 1944-04-13 — Orquesta Carlos Di Sarli con Alberto Podestá
    On se damnerait pour ce tango de José Dames. Sa musique subtile et élégante remue l'âme et on ne peut cacher son émotion en le dansant. Les paroles d'Horacio Sanguinetti expliquent la puissance de la musique en révélant la bien triste histoire de celui qui étant parti ne retrouve pas son amour en revenant.
  • Entre dos fuegos 1940-04-12 — Orquesta Juan D'Arienzo
    Entre deux feux, Entre dos fuegos est un tango instrumental. Pour l'illustration de l'anecdote du jour, j'avais plusieurs pistes possibles. J'ai choisi celle de la souris entre deux chats aux yeux de feu, mais d'autres possibilités étaient ouvertes. Découvrons ce tango qui met le feu dans les milongas…
  • Saludos 1944-04-10 — Orquesta Domingo Federico
    Je pense qu'en voyant l'illustration, vous avez pensé que cette fois, j'étais définitivement parti me balader avec les fous. En fait, pas tout à fait. Ces petits bonjours (saludos) des Federico, père (Francisco) et fils (Domingo), les deux sains d'esprits, ont vraiment quelque chose à voir avec le grand Walt !
  • La viruta 1970-04-09 — Orquesta Florindo Sassone
    On reste avec Vicente Greco comme compositeur et Julián Porteño pour les paroles. Ce sont eux qui nous avaient donné Rodríguez Peña hier. La Viruta avec une majuscule c'est une célèbre milonga de Buenos Aires. Mais le terme de viruta est délicieusement polysémique. Nous allons voir cela à partir de cette version fort surprenante délivrée par Sassone, il y a seulement 54 ans et 58 ans après l'écriture du titre.
  • Rodríguez Peña 1952-04-08 — Orquesta Carlos Di Sarli
    Il s'agit de la deuxième version du thème Rodríguez Peña, enregistrée par Di Sarli, celle du 8 avril 1952. Comme il l'a enregistré trois fois en 1945, 1952 et 1956, nous allons voir comment il a évolué durant ces onze années… Ce thème a eu beaucoup de succès et les paroliers se sont battus pour apporter leurs propres paroles. Mais là, on s'en moque, car c'est une version instrumentale…
  • Melodía de arrabal (film) – 1933-04-05
    Melodía de arrabal, c'est le retour de Carlos Gardel au cinéma dans un film réalisé par le réalisateur français, Louis Joseph Gasnier. Comment un film français, réalisé en France nous apprend ce qui se passait dans le milieu du tango argentin au début du vingtième siècle. Bien sûr, ce film n'est pas un documentaire et on pourrait considérer qu'il exploite des clichés sur le tango portègne. Cependant, ces mêmes clichés sont ceux qui nourrissent les paroles et l'imaginaire des tangos, imaginaire où des jeunes gens un peu hâbleurs et bagarreurs, séduisent de belles ingénues, ingénues qui se révèlent avoir du caractère ou d'autres aspirations.
  • Pasado florido 1945-04-04 — Orquesta Ricardo Malerba con Antonio Maida
    Aujourd'hui, un tango un peu rare, car il n'a été enregistré qu'une fois et par un orchestre peu passé en milonga, avec un chanteur encore plus rare. En revanche, les paroles et la musique sont par le fameux Rosendo Luna (Enrique Domingo Cadícamo). Elles parlent du Buenos Aires disparu et de quelques souvenirs qu'il peut être intéressant de réviser…
  • Un placer 1936-04-03 — Orquesta Juan D'Arienzo con Walter Cabral
    Aujourd'hui, une valse pour déclarer son amour à une jolie femme. Pour cela, quatre hommes se sont attelés à la tâche, Vicente Romeo, Juan Andrés Caruso, Juan d'Arienzo et Walter Cabral. Nous appellerons également à la rescousse, d'autres grands du tango pour vous donner les arguments nécessaires pour séduire une femme papillon.
  • El adiós 1938-04-02 – Orquesta Edgardo Donato con Horacio Lagos
    Plus de 200 tangos ont dans leur titre le mot « Adios ». C'est donc un thème fort du tango, mais la composition écrite par Maruja Pacheco Huergo est de loin la plus célèbre. Je vous propose, la version qui est considérée comme la plus belle, celle de Donato avec Lagos qui fête aujourd'hui ses 86 ans.
  • El apronte 1937-04-01 — Orquesta Juan D'Arienzo
    Le post d'hier était très long et touffu. Aujourd'hui, j'ai choisi un tango instrumental et c'est sans doute bien dans la mesure où « El apronte » a de multiples significations qui pourraient nous emmener sur des terrains hasardeux. Aujourd'hui, on parlera donc de musique avec la version de D'Arienzo enregistrée le 1er avril 1937, il y a exactement 87 ans.
  • Recuerdo, 1944-03-31 — Orquesta Osvaldo Pugliese
    Recuerdo serait le premier tango écrit par Osvaldo Pugliese. Ayant été édité en 1924, cela voudrait dire qu'il l'aurait écrit avant l'âge de 19 ans. Rien d'étonnant de la part d'un génie, mais ce qui est étonnant, c'est le titre, Recuerdo (souvenir), semble plus le titre d'une personne d'âge mûr que d'un tout jeune homme, surtout pour une première œuvre. Essayons d'y voir plus clair en regroupant nos souvenirs…
  • Temblando 1944-03-30 — Orquesta Aníbal Troilo con Francisco Fiorentino
    Qui ne s'est jamais laissé emporter dans le tourbillon de cette valse chantée par Francisco Fiorentino et le bandonéon d'Anibal Troilo. Mais peut-être n'avez-vous pas fait attention au tendre sujet que nous dévoilent les paroles d'un amour de jeunesse, en tremblant.
  • El pollo Ricardo 1946-03-29 – Orquesta Carlos Di Sarli
    Je dédicace cet article à mon ami Ricardo Salusky, DJ de Buenos Aires, ce tango étant une histoire d'amitié, c'était logique. Pollo, le poulet, est un surnom assez courant, les Argentins et Uruguayens sont friands de cet exercice qui consiste à ne jamais dire le véritable prénom de personnes… Reste à savoir qui était le poulet de Luis Alberto Fernández, l'auteur et le parolier de ce tango qu'il a dédicacé à un de ses amis.
  • Silencio 1933 -03-27 – Carlos Gardel con la orquesta de Francisco Canaro y coro de mujeres
    Le tango du jour est Silencio, enregistré par Gardel avec l'orchestre de Canaro en 1933. Ce titre « expiatoire » dévoile une des failles de Carlos Gardel, Enfant de France. Je vous invite à découvrir ou redécouvrir ce titre chargé d'émotion et d'histoire.
  • Valsecito amigo 1943-03-25 – Orquesta Aníbal Troilo con Francisco Fiorentino
    Si comme moi vous adorez les valses, vous devez avoir le titre du jour, Valsecito amigo bien au chaud dans votre cœur. Ce titre est né sous tous les bons auspices avec la musique de Troilo, les paroles de Contursi et la voix de Fiorentino. Vous en aviez rêvé, Pichuco l'a fait pour vous.
  • Lorenzo 1927-05-24 — Orquesta Osvaldo Fresedo
    Je pense que vous ne devinerez pas pourquoi il y a un tigre pour présenter le tango du jour, Lorenzo enregistré par Fresedo. Lorenzo était-il un tigre du zoo de Buenos Aires ? Parle-t-on d'un Lorenzo originaire de Tigre ? Rien de tout cela, vous ne pourrez jamais deviner sans lire ce qui suit…
  • El Porteñito 1943-03-23 – Orquesta Ángel D'Agostino con Ángel Vargas
    On connaît tous la milonga du jour, El Porteñito, mais est-ce vraiment une milonga ? Voyons de plus près ce coquin de Porteñito et ce qu'il nous cache.
  • Zorro gris 1946-03-22 — Orquesta Enrique Rodríguez
    Cette version de Zorro gris a été enregistrée le 22 mars 1946 par Enrique Rodriguez, il y a exactement 78 ans. Sa musique attrayante cache une histoire qui comporte deux tragédies. Menons l'enquête.
  • Olvidao 1932-03-21 — Orquesta Francisco Canaro
    Olvidao, le titre du tango du jour peut paraître étonnant à première vue, voire à seconde vue. Je vais alors vous dévoiler ses secrets. Olvidao a été enregistré par Canaro il y a exactement 92 ans.
  • Adios Argentina 1930-03-20 — Orquesta Típica Victor
    Je suis dans l'avion qui m'éloigne de mon Argentine pour l'Europe. La coïncidence de date fait que je me devais le choisir comme tango du jour. Il y a un siècle, les musiciens, danseurs et chanteurs argentins s'ouvrirent, notamment à Paris, les portes du succès. Un détail amusant, les auteurs de ce titre sont Uruguayens, Gerardo Hernán Matos Rodríguez, l'auteur de la Comparsita et Fernando Silva Valdès…
  • Rosa de Fuego 1957-03-19 — Orquesta Edgardo Donato con Alberto Aguirre
    Rosa de Fuego, la Rose de Feu, comme ils l'appellent. Quelle histoire se cache derrière ce titre énigmatique ? Pour le découvrir, écoutons la musique de Manuel Jovés et les paroles spectaculaires d'Antonio Viergol. La première version enregistrée de ce tango a un siècle, mais la version du jour a été ressuscitée il y a seulement 67 ans, jour pour jour.
  • Madame Ivonne (Madame Yvonne) 1942-03-18 – Orquesta Ricardo Tanturi con Alberto Castillo
    Madame Ivonne, est l'histoire d'une vie résumée en trois minutes. Comme Mademoiselle Yvonne, des milliers de jeunes femmes ont vécu l'illusion de l'amour et ont rêvé de la , Croix sur laquelle, nombre d'entre elles ont été clouées par la tristesse. Je vous invite à découvrir la version de Tanturi et Castillo, mais aussi d'autres versions pleines d'émotion. Préparez votre mouchoir.
  • Silueta porteña 1967-03-17 — Los Siete Del Tango (de Luis Stazo et Orlando Trípodi) con Gloria Velez y Lalo Martel
    Silueta porteña est une superbe milonga qui fait le bonheur des danseurs. Aujourd'hui, je vais vous la proposer dans une version différente, moins dansante, mais le tango ne s'arrête pas à la porte de la milonga et le duo est superbe. Un sondage en fin d'article vous permettra de donner votre avis sur la dansabilité.
  • Violín 1944-03-16 – Orquesta Ricardo Malerba con Orlando Medina
    Ricardo Malerba était bandonéoniste et ses frères étaient violoniste (Carlos) et pianiste (Alfredo). Carlos est mort au Portugal lors d'une tournée en 1931 et il se peut que Violín, soit un hommage de Ricardo à son frère trop tôt disparu. Quoi qu'il en soit, ce titre mérite d'être le tango du jour. Il a été enregistré il y a exactement 80 ans.
  • Loco turbión 1946-03-15 — Orquesta Miguel Caló con Raúl Iriarte y Roberto Arrieta
    J'ai toujours adoré Loco turbión et me suis demandé pourquoi seulement Caló l'avait enregistré. C'est sans doute que cette version est parfaite. Je vous invite donc à savourer ce tango du jour, enregistré il y a 78 ans.
  • Deja el mundo como está 1940-03-14 – Orquesta Rodolfo Biagi con Andrés Falgás
    Le tango du jour, Deja el mundo como está, (Laisse le monde comme il est) a été enregistré par Biagi avec la voix d'Andrés Falgás il y a exactement 84 ans. Il faut s'intéresser aux paroles, relativement originales, pour comprendre pourquoi ne pas changer le Monde, n'oublions pas que si l'Argentine fut épargnée par la seconde guerre mondiale, tout n'y était pas rose en 1940.
  • Ventarrón 1933-03-13 Orquesta Típica Victor con Alberto Gómez (y Elvino Vardaro)
    Le tango du jour a été enregistré il y a exactement 91 ans par Adolfo Carabelli à la tête de l'Orquesta Típica Victor. Le chanteur d'estribillo est Alberto Gómez, mais un autre soliste fait de ce titre une merveille, le violoniste Elvino Vardaro.
  • En lo de Laura 1943-03-12 — Orquesta Ángel D'Agostino con Ángel Vargas
    Cette milonga, enregistrée il y a exactement 81 ans par D'Agostino et Vargas évoque l'un des lieux de tango semi-clandestin les plus fameux des débuts du tango. Celui qui était tenu par Laurentina Monserrat, Laura. Nous sommes à la fin du XIXe, début du XXe siècle. Je vous propose de suivre le tango dans ses berceaux interlopes, à la recherche de ses heures de gloire.
  • Felicia 1966-03-11 – Orquesta Florindo Sassone
    Felicia est un tango abondamment enregistré. La version d'aujourd'hui est un peu plus rare en milonga, car la sonorité particulière de Sassone n'est pas recherchée par tous les danseurs. Il a réalisé cet enregistrement le 11 mars 1966, il y a 58 ans.
  • Pimienta 1939-03-10 — Orquesta Osvaldo Fresedo
    resedo est un vieux de la vieille, mais dont le style a beaucoup évolué au cours de sa longue carrière de chef d'orchestre. , est un des fleurons de la partie la plus intéressante de ses 70 ans de tango. Il en est le compositeur et ici l'interprète.
  • Sacale punta 1938-03-09 (Milonga tangueada) – Orquesta Edgardo Donato con Horacio Lagos y Randona (Armando Julio Piovani)
    Cette milonga du jour a été enregistrée le 9 mars 1939, il y a 85 ans. Elle a été enregistrée par Donato et est toujours un succès dans les milongas. Cependant, son titre prête à interprétations et je choisis ce prétexte pour vous faire entrer dans le monde du tango du début du 20e siècle.
  • Niño bien 1953-03-08 — Enrique Mora y su Cuarteto Típico con Elsa Moreno
    Un Niño bien est un jeune homme de bonne famille, élégant et un peu précieux. Cependant, le tango du jour parle d'un autre Niño bien. Enrique Mora et vous invitent à découvrir le personnage avec une caricature légère et entraînante. C'est aussi pour moi, l'occasion de vous faire souvenir d'un orchestre un peu oublié.
  • Tinta verde 1938-03-07 — Orquesta Aníbal Troilo
    Peut-être vous êtes-vous demandé pourquoi ce sublime tango s'appelait « Tinta Verde » (Encre verte). La version de ce tango du jour a été enregistrée par Anibal Troilo le 7 mars 1938, il y a exactement 86 ans, mais la musique a été écrite par Bardi en 1914. Une histoire d'amitié comme il en existe tant en Argentine.
  • Lágrimas 1939-03-06 — Orquesta Edgardo Donato con Horacio Lagos
    Le tango du jour, Lágrimas a été enregistré il y a exactement 85 ans par Donato et Lagos. Maruja Pacheco Huergo, l'auteure des paroles a su trouver les mots pour parler de la détresse de l'abandon. Je vous invite donc, au-delà de ce thème, à découvrir cette femme exceptionnelle, auteure de tangos sublimes comme El adiós.

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